LE VIRUS DU NIL OCCIDENTAL
L’été est la saison des moustiques en Ontario
Les moustiques (ou maringouins) ont toujours constitué un désagrément en été pour qui aime le plein air, mais depuis l’apparition du virus du Nil occidental en Ontario, ils sont plus qu’une simple nuisance.
Seules quelques espèces de maringouins trouvées en Ontario sont porteuses du virus du Nil occidental. La plus commune, Culex pipiens (le maringouin domestique, qui est souvent associé aux citernes pluviales), vit à proximité des humains, tout comme la mouche domestique. D’après les recherches scientifiques, quatre personnes sur cinq piquées par un moustique infecté par le virus du Nil occidental ne présentent aucun symptôme de la maladie. Le risque d’être piqué par un moustique infecté est fonction du nombre de moustiques porteurs du virus présents dans une région donnée.
Le ministère de la Santé et des Soins de longue durée est le principal service public responsable de la protection et de la lutte contre le virus du Nil occidental en Ontario. Il incombe cependant aux autorités sanitaires régionales et municipales de décider des mesures de lutte qui seront mises en œuvre à l’échelle locale, et de surveiller la progression du virus – notamment dans les parcs provinciaux. Parcs Ontario épaule les bureaux de santé régionaux dans leurs efforts de sensibilisation aux mesures de prévention des piqûres. Les autorités sanitaires décideront, en consultation avec les représentants du ministère des Richesses naturelles et du ministère de l’Environnement, s’il est nécessaire de mettre en œuvre, cet été, un programme de démoustication dans les terrains de camping, les terrains marécageux et autres zones naturelles vulnérables au sein des parcs provinciaux.
La pulvérisation d’un culicide pour freiner la propagation du virus du Nil occidental suscite des préoccupations d’ordre écologique, sanitaire et pratique. Prévenir les piqûres de maringouins avant qu’elles se produisent reste la meilleure arme dans notre arsenal pour freiner la propagation du virus du Nil occidental chez les humains.
Procurez-vous une veste pare-insectes ou une moustiquaire en guide de protection supplémentaire et limitez votre usage d’eau de toilette, de parfum et de lotions parfumées pour le corps qui peuvent attirer les moustiques et autres insectes piqueurs.
Pour de plus amples renseignements sur les produits insectifuges ou pour des conseils d’utilisation de ces produits, communiquez avec votre médecin ou rendez-vous au site Web de Santé Canada :
www.hc-sc.gc.ca/pmra-arla/english/pdf/pnotes/deet-e.pdf
(Conseils de sécurité concernant l’utilisation d’insectifuges personnels)
Santé Canada déconseille en outre d’appliquer du DEET plus de trois fois par jour sur des enfants âgés de 2 à 12 ans.
6A. Avez-vous d’autres conseils à donner sur la façon de réduire l’exposition aux piqûres lorsqu’on prévoit séjourner dans un parc provincial de l’Ontario durant l’été ?
Avant de partir en camping :
Le virus du Nil occidental – Renseignements généraux
1B. Qu’est-ce que le virus du Nil occidental ?
Le virus du Nil occidental est un virus transmis par les moustiques qui peut entraîner des symptômes bénins ou parfois une malade plus grave. Bien que les chances de contracter le virus soient minces, vous pouvez prendre certaines précautions pour réduire le risque de piqûre, telles que bien vous couvrir et appliquer un insectifuge.
2B. Comment peut-on contracter le virus du Nil occidental ?
On peut essentiellement contracter le virus du Nil occidental en se faisant piquer par un moustique porteur du virus. Les moustiques deviennent eux-mêmes porteurs quand ils sucent le sang d’un oiseau infecté par le virus. Ces moustiques infectés peuvent alors transmettre à leur tour le virus aux humains et à d’autres oiseaux. Le virus du Nil occidental n’est pas reconnu pour être transmis par les oiseaux ou d’autres animaux ou par contact humain direct.
3B. Quel est le risque d’être atteint par le virus ?
Toute personne active, qui est dehors durant les mois d’été, court le risque de contracter le virus du Nil occidental et devrait prendre des précautions pour éviter les piqûres de moustique.
Parmi les douzaines d’espèces de moustiques que l’on trouve ici, en Ontario, seul un infime pourcentage est porteur du virus du Nil occidental. La plus commune, Culex pipiens (le maringouin domestique, qui est souvent associé aux citernes pluviales), vit à proximité des humains, tout comme la mouche domestique. D’après les recherches scientifiques, quatre personnes sur cinq piquées par un moustique infecté par le virus du Nil occidental ne présentent aucun symptôme de la maladie.
Le risque d’être piqué par un moustique infecté est fonction du nombre de moustiques porteurs du virus présents dans une région donnée.
4B. Quel effet le virus du Nil occidental a-t-il sur les humains ?
Seul un infime pourcentage de piqûres de moustiques infectés entraîne une infection par le virus du Nil occidental et, par conséquent, une maladie bénigne ou grave.
La plupart des gens qui contractent le virus ne ressentent aucun symptôme ou présentent une maladie bénigne. Chez certaines personnes, les symptômes seront plus marqués. Ces symptômes peuvent comprendre une forte fièvre et une faiblesse musculaire, une raideur dans la nuque, de la confusion et un mal de tête lancinant. Dans de rares cas, le virus peut provoquer un trouble neurologique grave. Les symptômes se manifestent habituellement de 5 à 15 jours après l’exposition. Veuillez consulter votre médecin pour de plus amples renseignements.
5B. Est-il possible de contracter le virus du Nil occidental d’autres insectes, tels que les tiques ?
D’après les plus récentes recherches scientifiques, le virus du Nil occidental n’est transmis aux humains que par une piqûre de moustique infecté.
Renseignements sur le comportement des moustiques
1C. Où vivent et se reproduisent les moustiques ?
Les moustiques pondent leurs œufs dans des endroits humides, tells que les eaux stagnantes. Bon nombre de moustiques se reproduisent dans des récipients où l’eau peut s’accumuler, comme les pots à fleurs ou les vieux pneus. Les œufs se transforment en larves qui restent dans l’eau jusqu’à ce qu’elles arrivent au stade adulte et s’envolent. Mauvaises herbes, herbes hautes et bosquets offrent aux moustiques adultes un abri extérieur. Ces moustiques peuvent ensuite pénétrer dans les maisons, tentes, caravanes et véhicules de plaisance en passant par les fenêtres et les portes sans moustiquaire ou par les moustiquaires abîmées.
2C. Y a-t-il un moment de la journée où les moustiques sont particulièrement actifs ?
En Ontario, les moustiques sont très actifs d’avril à octobre. Dans le Nord de l’Ontario, la saison peut commencer plus tard et se terminer plus tôt, selon la température. Les moustiques ont tendance à être plus actifs (et à piquer davantage) du crépuscule à l’aube, mais leur présence peut se faire sentir à toute heure du jour.
3C. Est-ce que tous les moustiques piquent les humains ?
Seules les femelles adultes de certaines espèces de moustiques piquent les humains. Les moustiques mâles se nourrissent exclusivement de nectar et de sève végétale. Les moustiques femelles piquent les humains, les oiseaux et autres animaux pour obtenir suffisamment de sang pour assurer le développement de leurs œufs.
Autres sources d’information
Les visiteurs qui désirent de plus amples renseignements sur le virus du Nil occidental peuvent appeler la ligne INFO du ministère de la Santé, au 1 877 234-4343. Vous pouvez aussi vous adresser au bureau de santé publique de la région ou consulter un des sites Web suivants pour de plus amples renseignements sur le virus du Nil occidental, les mesures de surveillance et des conseils sur la façon de prévenir les piqûres de moustique :
Ministère de la Santé et des Soins de longue durée :
http://www.health.gov.on.ca/indexf.html ou http://www.santeontario.com
Santé Canada :
http://www.hc-sc.gc.ca/dc-ma/wnv-vno/index-fra.php
Santé Canada – Conseils de sécurité concernant l’utilisation d’insectifuges :
www.hc-sc.gc.ca/pmra-arla/english/pdf/pnotes/deet-e.pdf
Conseils aux parents pour prévenir les piqûres d’insectes - pdf (155kb)
Bureaux de santé publique de l’Ontario et personnes-ressources :
http://www.health.gov.on.ca/french/publicf/contactf/phuf/phuloc_dtf.html
Dernière modification: Le 6 aout 2008
© Imprimeur de la Reine pour l'Ontario, 2008