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Le parc, de forme trapézoïdale,
englobe le lac Nagagamisis ainsi qu’un enchevêtrement
d’autres plans d’eau. Il s’étend
sur l’étroite péninsule avançant
de la rive sud du lac Nagagamisis. À plusieurs mètres
de la rive, les plages sablonneuses font place à une
délicate bande de galets qui semblent avoir été
soigneusement sélectionnés par le lent travail
des marées.
Nagagamisis – qui veut dire en langue Cri "lac
bordé de rives sablonneuses" – doit le caractère
sablonneux de ses rives à une pause marquée
par le retrait d’un glacier, il y a environ 9 000 ans.
Non seulement la gigantesque montagne de glace s’est-elle
arrêtée, mais elle a entamé un bref mouvement
inverse, orientant son déplacement vers le sud et créant
ainsi la moraine d’Arnott, avant de reprendre sa descente
vers le nord. Cela s’est produit tout juste au nord-ouest
de l’emplacement du lac actuel, avec pour résultat
de former dans toute la région une série de
petites moraines irrégulières, de kames et d’autres
caractéristiques glaciaires.
Les restes d’un camp de trappeurs, deux cimetières
indiens et des fragments de poterie témoignent d’une
ancienne activité humaine et indiquent que des nomades
ont vécu dans la région pendant au moins 1 000
ans. Deux types très différents de végétation
coexistent dans le parc, le premier dans la zone montagneuse
et bien drainée et le second dans les basses terres
très peu drainées. Dans les hauteurs, de nombreux
arbres sont grands, majestueux et matures. Le sapin baumier,
le peuplier, le bouleau, l’épinette et le pin
gris sont des espèces très courantes. La couverture
forestière de ces zones arides est composée
de salsepareille, de clintonie, de cornouiller du Canada,
d’aster à grandes feuilles et d’autres
espèces végétales. Les basses terres,
ces zones de tourbières peu drainées, sont plantées
d’aulnes et de mélèzes éparses,
et tapissées de sphaigne, de thé du Labrador,
de prêle et d’autres variétés de
plantes.
Le parc abrite des orignaux et d’autres mammifères
plus petits tels que le renard et le castor. Le parc jouxte
également deux voies de migration et abrite, parmi
d’autres espèces d’oiseaux, le huard, le
pic flamboyant, le faucon émerillon, le geai du Canada,
le grand harle et le grand pic.
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