| Les politiques
de planification et de gestion des parcs provinciaux de l'Ontario
établissent tant les critères de superficie
que de répartition des parcs sauvages, des parcs naturels
et des parcs aquatiques. Le nombre et la répartition
des régions et districts écologiques de la province
déterminent le nombre et la répartition de ces
catégories de parcs. Ces politiques fixent par ailleurs
des objectifs précis quant à la représentation
des caractéristiques des sciences de la terre, des
sciences de la vie et des caractéristiques culturelles
et récréatives de la province.
Théoriquement, on établit un parc sauvage dans
chaque région écologique, un parc naturel et
un parc aquatique dans chaque district écologique.
Les réserves naturelles et les parcs historiques de
la province sont choisis en fonction de l'unicité de
leurs caractéristiques d'importance naturelle et culturelle
par rapport aux autres catégories de parcs. Dans l'ensemble,
ces parcs visent à protéger un réseau
représentatif des divers paysages naturels, culturels
et récréatifs de l'Ontario.
Les parcs sauvages
L'objectif pour les parcs sauvages vise à établir
un parc sauvage, ou de superficie équivalente à
un parc national, ainsi qu'une zone sauvage complémentaire
dans chacune des 13 régions écologiques de l'Ontario.
La superficie des parcs sauvages doit être supérieure
à 100 000 hectares, tandis que celle des zones doit
être supérieure à 2 000 hectares. Une
utilisation extensive et incompatible a provoqué la
disparition de la nature à l'état sauvage dans
les deux régions écologiques situées
à l'extrême sud de la province.
Selon une évaluation, neuf des onze objectifs concernant
les parcs sauvages ont été réalisés
et cinq concernant les zones sauvages. Au nombre des mesures
prises récemment pour achever le réseau de parcs
sauvages de la province, on compte la création de nouvelles
zones sauvages dans les parcs provinciaux Algonquin
(25 000 hectares), The Massasauga
(3 178 hectares) et Missinaibi (21
375 hectares).
Les parcs naturels
L'objectif pour les parcs naturels vise à établir
un parc de 2 000 hectares, ou de taille équivalente
à une zone sauvage, dans chacun des 65 districts écologiques
de l'Ontario. Selon une évaluation préliminaire,
56 des 65 objectifs fixés pour les parcs naturels ont
été réalisés. Toutefois, des parcs
se trouvant dans 16 des 56 districts écologiques ne
répondent pas au critère de superficie minimum
de 2 000 hectares fixé pour les parcs naturels.
Au nombre des mesures prises récemment pour améliorer
ce volet du réseau de parcs, on compte la réglementation
des parcs provinciaux Nakina Moraine
et Kenny Forest. De nouvelles réglementations
ont également été proposées pour
la création du parc provincial Blue
Jay Creek et l'agrandissement des parcs Charleston
Lake et Wakami Lake.
Les parcs aquatiques
L'objectif pour les parcs aquatiques vise à établir
un parc aquatique, ou de taille équivalente à
un corridor de voie navigable, traversant chacun des 65 districts
écologiques de l'Ontario. Selon une évaluation,
37 des 65 objectifs fixés pour les parcs aquatiques
ont été réalisés. Davantage d'objectifs
sont réalisés dans les régions du nord
que dans celles du sud de la province.
Au nombre des mesures prises récemment pour améliorer
ce volet du réseau de parcs, on compte les agrandissements
des parcs provinciaux Missinaibi,
La Verendrye et Brightsands
et la désignation de la rivière Grand au titre
de Rivière du patrimoine canadien.
Les réserves naturelles
Les objectifs visant les réserves naturelles dépendent
des classifications des sciences de la terre et des sciences
de la vie fondées sur des données scientifiques.
Les réserves naturelles sont choisies pour représenter
des caractéristiques et des écosystèmes
naturels qui n'existent pas dans les autres catégories
de parcs. À l'heure actuelle, 88 réserves naturelles
et 263 zones naturelles provinciales dans d'autres catégories
de parcs englobent 381 039 hectares de terres et d'eaux .
Selon des inventaires, les parcs provinciaux renferment environ
la moitié de toutes les caractéristiques et
de tous les écosystèmes des sciences de la terre
et des sciences de la vie désirés. Au nombre
des mesures prises récemment, on compte la réglementation
de 10 nouvelles réserves naturelles provinciales, couvrant
ainsi plus de 58 000 hectares de terres et d'eaux.
Les parcs historiques
Les objectifs visant les parcs historiques dépendent
des classifications fondées sur des données
archéologiques et historiques. Les parcs historiques
sont choisis pour représenter des caractéristiques
et des thèmes culturels qui n'existent pas dans les
autres catégories de parcs. Selon des inventaires,
les parcs provinciaux renferment moins de la moitié
des ressources culturelles désirées. Il est
nécessaire d'effectuer à présent d'énormes
recherches et inventaires pour déterminer les besoins
futurs de ce volet du réseau de parcs provinciaux.
Les parcs de loisirs
L'objectif pour les parcs de loisirs vise à offrir
aux résidentes et résidents ainsi qu'aux visiteuses
et visiteurs de l'extérieur de la province des possibilités
adéquates d'utilisation de jour et de camping équipé.
Le choix (et l'exploitation) des parcs de loisirs et des possibilités
de loisirs en plein air prévues reposent sur la répartition
de la population et de la demande régionales.
Aujourd'hui, on compte 71 parcs de loisirs occupant 39 570
hectares de terres et d'eaux. Ces parcs font l'objet d'une
réévaluation pour déterminer s'ils répondent
de façon satisfaisante aux demandes actuelles en matière
de loisirs de plein air. Ce plan de rationalisation peut donner
lieu à une redistribution des parcs de loisirs et à
la création de nouvelles possibilités de loisirs.
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